Décembre 2015, Terres d'Aventure de l'Utah

Il y a tout juste un mois, nous quittions la grande ville de Salt Lake City pour rejoindre le Sud-Est de l'Utah, en route pour explorer ! Le temps de s'éloigner d'une centaine de miles de cette zone de haute densité et se dessinent sur nos cartes des centaines d'opportunités ! Ici, nous découvrons que chaque carrefour, chaque vallée devient une nouvelle invitation à la découverte. C'est sans hésitation que nous traçons notre chemin là où le cœur nous en dit ! Nous n'avons alors qu'une seule contrainte en tête, celle de revenir à Salt Lake pour le solstice d'hiver. Quelle contrainte !  Malgré tout, nous nous rendons très vite compte que nous aurions besoin de plusieurs vies rien que pour apprécier l'Utah à sa juste valeur ! Difficile d'exprimer ce que nous ressentons lorsque nous nous engageons sur une piste que nous ne connaissons pas, que le paysage se dévoile magnifique devant nos yeux sur des kilomètres et des kilomètres, et que nous savons que nous allons aller de surprises en surprises... 

Un bon avant-goût du Grand, voici le Little Grand Canyon !

La carte de Dave et le livre d'off-roads de Royal nous aident à nous décider lorsque nous arrivons à un nouveau croisement. Nous sommes en direction de Moab la fameuse, mais les possibilités et les détours peuvent être infinis. Royal nous avait mis en garde par rapport à certaines pistes à éviter par temps humide. Toutefois, nous nous rendons vite compte que consulter la météo est une option compte tenu que le climat reste très sec et que nous ne sommes pas au moment de la saison des orages et des inondations. Mais nous comprenons que, même si l'eau manque la plupart du temps, c'est elle qui sculpte les incroyables paysages de l'Utah. Il n'est pas rare que la piste emprunte un "wash", c'est à dire le lit d'un ruisseau aujourd'hui sec qui, à un moment donné, est si important qu'il détruit tout sur son passage et creuse un peu plus le tendre et rouge grès. 

Gymnastique des ponts et de la suspension au cœur du Black Dragon Wash

Nous avançons vers Moab jour après jour, il faut dire que nous prenons le temps, la piste que nous empruntons se fait doucement plus ardue et je manque quelques informations dans le bouquin de Royal... Pépère est bien stimulé et Alex se concentre sur les passages délicats que nous passons en toute sécurité. Depuis notre "route de la mort" du côté de Canal Flat l'année dernière en Colombie Britannique, nous n'avions pas vraiment repris de pistes "engagées". Les informations que j'ai oublié de traduire sont que nous avons devant nous un passage de 2 miles, soit 3,2 kilomètres, qui est hors cotation dans le livre de Royal... A ce moment-là, nous avons déjà fait pas mal de kilomètres et je me sens un peu bête de dire à Alex qu'il vaudrait peut-être mieux faire demi-tour... De toute façon, il a très bien compris que quelque chose ne va pas chez moi vu que je ne dis plus rien et que je n'ai pas seulement l'air qui est crispé...

 La piste plonge dans le canyon... et la petite majorette la suit !

Alors que nous arrivons tout juste en amont du passage délicat, je vois bien que la piste va s'enfoncer encore et encore au fond d'un canyon étroit et la question est : qu'est-ce que nous allons bien y trouver ? N'allons-nous pas y rester bloqués ? Malgré tout, je repense à ce que nous avait dit Royal avant de partir. Si nous avions le moindre souci, il se ferait une joie de venir nous secourir car, organiser un secours avec son équipe, même à deux heures du matin, est une aventure pour eux ! Et ils aiment ça ! C'est plutôt rassurant mais malgré tout, nous ne sommes que tous les deux pour le moment. Alex lui est serein. Qu'est-ce que ça m'énerve d'ailleurs quand je n'arrive pas à  me rassurer ! Alors, c'est parti pour une marche. Nous voilà tous les deux à pied dans le canyon pour l'explorer et faire un état des lieux. Le canyon est magnifique et même si le lit du ruisseau présente quelques difficultés, ça va passer. Nous faisons les 3 kilomètres dans un sens, jusqu'à la sortie du canyon. Nous profitons du retour pour déposer des petits cairns là où passer à 4 roues nous semble plus facile. C'est bon, nous sommes réchauffés, et tels des petits poucets il n'y a plus qu'à s'engager avec Notre Gaillard sur nos pas !


Et nous voilà au fond du canyon, chahutés, secoués entre les roches, posant délicatement les roues l'une après l'autre tandis que la musique du moteur ronronne doucement à bas régime. Qu'est-ce que c'est bon de sortir du canyon ! Non pas que ça ait été un mauvais moment mais plutôt parce que c'était intense et que s'est bien passé ! Nous rions tous les deux en imaginant que, maintenant que nous avons passé haut la main la difficulté, ce serait le comble de tomber sur une barrière fermée. Quelques kilomètres après, c'est le cas... Et nous ne rions plus du tout ! Jusqu'à ce que l'écriteau indique juste qu'il faut bien refermer après son passage. Ouf ! 


Contents de notre bonne journée, nous nous arrêtons quelques minutes dans une station service pour quelques denrées de base et savourer un thé frais pour se réhydrater un peu après une journée dans l'aridité du canyon. Les quelques minutes se transforment en quelques heures lorsque Tim, un jeune Texan sur les routes à vélo depuis plusieurs mois, vient nous accoster. Et nous voici lancés tous les trois à échanger avec ardeur sur l'expérience du voyage, de sa préparation à sa réalisation. Les rencontres sont à chaque fois une sacré belle expérience dans notre voyage et nous sommes à chaque fois impressionnés comment le hasard nous mène à vivre de sacrés moments ! Par le plus grand des hasards nous rencontrons Tim et nous voici invités à le rejoindre au festival de Highline qui a lieu toute la semaine qui suit dans un canyon tout près de Moab où nous nous rendons. Il nous montre le fameux point sur une carte et c'est mémorisé. Nous nous y retrouverons dans les prochains jours. Tim en prend la direction, nous, nous avons choisi de faire un détour vers Colorado National Monument avant de regagner Moab. 

Notre album photo "Magic Utah Exploration" est ici !  


Quelques jours d'exploration plus tard en passant par une bien jolie piste boueuse et enneigée, nous arrivons enfin à Moab et décidons assez vite de rejoindre Tim à Fruit Bowl, le point où a lieu le festival de Highline. Une fois là, il était impossible pour nous de ne faire qu'y passer ! Le spectacle est féérique entre toutes ces lignes tendues où chacun peut marcher en équilibre au-dessus du vide. D'autres sautent de bon cœur du haut des falaises, équipés de leur parachute coloré. Nous y resterons 3 jours, le regard sans cesse attiré par le ballet des funambules jouant avec le vertige. Il ne fut pas très difficile de retrouver Tim dès le premier soir avec une joyeuse bande du Texas. Sitôt arrivés, sitôt Tim nous invite à un dîner de Thanksgiving avec eux que nous n'oublierons pas. Nous avons savouré tous ensemble un buffet de dinde rôtie, jambon grillé, purée de pommes de terre, gratin aux haricots et de maïs fondant, tarte à la citrouille, tarte aux noix de pécan, brownies et quantité d'autres douceurs... le tout dans de grands éclats de rire après qu'aient été dites les grâces bien sûr ! Nous n'avons vraiment pas regretté notre soupe du soir ce jour-là ! 

Festival du vertige accompagné par le didgeridoo de Martin

Chaque paysage de l'Utah raconte une "histoire géologique". Certaines histoires sont plus médiatisées que les autres et en font des lieux incontournables à visiter. C'est le cas des Parcs Nationaux d'Arches, de Canyonlands ou de Capitol Reef. Chacun de ces lieux nous offrent à voir des trésors comme nous n'avons jamais vu auparavant : des arches, des canyons profonds qui se sont creusés dans les différentes couches géologiques, des monuments de grès immenses cherchant à atteindre le ciel... Et tant d'autres sculptures faites par le temps et les éléments. Nous sommes même allés faire un tour sur Mars, à la station de recherche MDSR ! C'est pour vous dire comment c'est dépaysant ! 

Une "Delicat Arch" joliment façonnée

L'histoire de la vie sur la Terre y est aussi gravée puisqu'il n'est pas rare d'y découvrir des empreintes de dinosaures profondément inscrites dans les roches sédimentaires. Plus récemment, les hommes y ont laissé des traces de leur vie quotidienne à travers les peintures ou les pétroglyphes sur leurs murs. Restent aussi de nombreuses ruines de leurs habitations construites dans les falaises qui témoignent d'une réelle période prospère dans ces régions arides. 

"Cliff Palace" spécialement illuminé pour le centenaire du Parc National de Mesa Verde

Bien que les précipitations sont rares, la neige est quand même venue recouvrir un bon nombre de ces lieux. Il en est tombé juste assez pour nous rappeler qu'à Salt Lake City, nous pourrions trouver la meilleure neige du monde ! Nous avons retrouvé Royal qui a déjà quelques sorties dans les pattes et après avoir farté nos skis chez lui, nous sommes enfin prêts pour notre première sortie ! En plus, la neige est annoncée pour Noël ! Mais avant d'aller skier, nous avions pris rendez-vous avec Kurt et toute une joyeuse bande. Nous voici partis avec eux pour une soirée au coin du feu et pour aller admirer le lever de soleil du solstice d'hiver dans les vastes étendues plates à l'est de Salt Lake City, vestiges de ce qui était autrefois le gigantesque lac de Bonneville. C'est de la fameuse piste salée où sont établis des records de vitesse que nous vous souhaitons à tous de très bonnes fêtes de fin d'année ! 


Rendez-vous en 2016 !

Les Galopères

Novembre 2015, Partons explorer !


De volcan en volcan, nous avons continué notre route vers celui que nombreux appellent le "Super Volcan". C'est ainsi que nous sommes arrivés aux portes du Yellowstone, juste avant que le parc ne ferme ses portes, le 2 novembre, pour l'hiver...


Après avoir passé 5 jours dans le Yellowstone, nous avons bien pris conscience que nous étions bien haut sur notre volcan géant ! En quittant le parc par le Nord-Est, nous avons laissé derrière nous des paysages parés de neige fraîche, prêts à s'envelopper dans le grand calme hivernal... C'est vers les plaines du Montana, 1000 mètres plus bas, que la route nous a conduit. Le changement de décor a été radical tout comme le changement de température. Nous avons retrouvé les immenses plaines sèches du Montana, paysages où le ciel est si grand que cet état a été nommé le "Big Country Sky". L'herbe jaunie est parsemée de milliers de petites vaches noires qui ont tout l'espace qu'elles désirent si elles souhaitent s'isoler des autres un peu... Parfois, ce sont des antilopes d'Amérique, les pronghorns, qui paissent en grand nombre non loin de la route. Des routes, il n'y en a pas des quantités mais elles suffisent pour rallier les hommes pétris par la culture de l'Ouest. Chaque maison trouvée sur notre route est un ranch et nous ne sommes pas surpris de rencontrer de nombreuses personnes portant chapeau, chemise et santiags. 


En étant sans adresse fixe, le manque de boîte aux lettres nous oblige parfois à rester autour de la même ville quelques temps, le temps de recevoir des commandes de matériel par exemple. Nous nous sommes donc arrêtés à Billings une semaine, le temps de recevoir les poulies du rail d'Alexandre pour réaliser des timelapses. A l'approche des grands parcs de l'Ouest Américain et de la promesse de paysages magnifiques, nous ne pouvions pas faire l'impasse sur le matériel photo... Nous devions aussi saisir l'occasion d'avoir du temps et de l'espace pour faire un peu de mécanique... Tandis qu'il nous avait été un peu difficile de trouver des coins pour bivouaquer juste après avoir passé la frontière, dans l'état de Washington, ici, de nombreuses aires récréatives offrent de très agréables espaces de camping sauvage et gratuit. L'endroit idéal pour s'installer et sortir les outils pour un jour ou deux !

Opération mécanique, à Columbus, Montana

Une fois que le temps a été au beau fixe, c'était le moment de s'y mettre ! Notre chauffage Eberspacher n'était toujours pas réparé après qu'il ait brûlé cet été. Une fuite non détectée dans le circuit de liquide de refroidissement avait dû finir par occasionner une surchauffe. En ouvrant l'engin, nous avons vite découvert que le ventilateur de la chaudière ressemblait plus à un bout de plastique fondu qu'à un ventilateur ! A laisser passer trop de temps, il allait commencer à faire sérieusement froid et ça allait être encore plus dur de s'y atteler. Nous prenons notre courage à deux mains. Nous faisons du feu, nous mettons des gants et un bonnet et c'est parti pour une grosse journée de mécanique à 0°C et dans le vent. Heureusement que le feu est là pour réchauffer les mains de temps en temps. 

Inspection du moyeu

Tant bien que mal, Alex fait l'opération du chauffage à cœur ouvert tandis que de mon côté, dès qu'il n'a pas besoin de moi, je fais du pain bannock, profitant aussi du feu. J'en aurais fait trois ce jour-là dans notre dutch oven, améliorant la technique de cuisson, l'un après l'autre. Je ne me sens pas encore capable d'y préparer des gâteaux sophistiqués pour le moment, mais ça viendra ! Sitôt cuit, nous avalons de grandes bouchées de pain chaud pour garder notre énergie. Nous ne viendrons à bout de cette réparation que le lendemain matin, abandonnant toute initiative de retrouver les vis tombées au sol sous la voiture dans la nuit noire. Heureusement, nous avons du stock !

Pain bannock réussi ! Vous trouverez la recette ici !

Lorsque nous avions fait notre vidange et fait tourner nos 6 pneus comme nous en avons l'habitude tous les 10000 kilomètres, nous avons constaté que notre disque de frein avant gauche était recouvert de graisse ou d'huile... Un problème avec le moyeu ? Une fuite du pont dans le moyeu ? Pas difficile de savoir, juste besoin d'ouvrir. Effectivement, le joint spi du pont avait dû lâcher vu la quantité d'huile que nous avons trouvé dans la graisse du moyeu. N'ayant pas les pièces sous la main, nous avons tout remonté, constatant que ça nous avait fait du bien de reprendre nos marques. Nous serons plus à l'aise lorsque nous aurons à ouvrir de nouveau pour changer les joints. L'avoir déjà fait en 2012 remonte à loin, ça valait vraiment le coup de faire un petit rafraîchissement de mémoire ! Rien d'alarmant, cela n'empêche pas de rouler mais nous préférons changer ça le plus vite possible.

C'est ainsi que nous avons dû nous décider de la route à prendre en quittant Billings. Priorité : trouver les pièces en prenant des références de spécialistes de Land Cruisers via le forum d'IH8MUD. C'est grâce à ce forum notamment que nous avons eu la chance de rencontrer Peter, Kevin, Tyler et Charla qui nous ont permis de réparer notre transmission en mai dernier, au Canada. Nous avions le choix entre deux destinations : prendre la route vers l'Est, le Colorado et Denver ? Ou nous diriger au Sud, vers l'Utah et Salt Lake City ? Nous avons fait le choix de l'Utah, un peu par intuition, sans nous douter vraiment que nous allions nous diriger vers la Mecque des Land Cruisers...

Sur la route de Salt Lake City, dans le Wyoming, les chevaux sauvages ne sont pas rares

Plus de 800 kilomètres nous séparent de Salt Lake City. Les poulies récupérées à Billings, nous nous mettons en route, décidés à traverser le Montana et le Wyoming, l'état le moins peuplé des États-Unis. Tandis que nous avons des difficultés à trouver de l'eau vu que tout est coupé à cause des températures, nous sommes amenés à demander de l'aide dans un cabinet de dépistage des problèmes d'audition à Cody. La secrétaire, qui nous autorise à prendre de l'eau, nous explique que ses grands parents travaillaient pour Buffalo Bill au début du 20ème siècle et que la ville n'existe que depuis 4 générations. Les tribus indiennes étaient là depuis longtemps certes, mais nous comprenons vite pourquoi personne ne s'est vraiment installé ici avant. Bien que magnifique, la rudesse du lieu n'en fait pas une terre très accueillante. Nous nous en rendrons compte au cours de la nuit passée sur les hauteurs de Cody, à l'ouest du Yellowstone. Nous nous étions installés face à la ville illuminée dans le calme de la nuit, en position pour le lever du soleil. Mais entre temps, le vent s'est levé, bien décidé à nous chahuter violemment pendant des heures. Pas difficile de comprendre pourquoi les arbres ont choisi de pousser ailleurs que dans ces plaines...

Lever de soleil turbulent sur les hauteurs de Cody, Wyoming.

Nos photos des grands espaces du Montana et du Wyoming sont ici !

En Utah, c'est Kurt de Cruiser Outfitters que nous avons contacté au sujet des pièces. Il nous a garanti qu'il avait tout ce dont nous avions besoin pour fixer notre problème. Il était même prêt à nous laisser un petit espace de son garage si nous avions besoin de place pour faire la réparation. Tout juste arrivés, nous nous retrouvons à échanger avec Kurt à propos de Peter et Charla qu'il connaît. Une nouvelle fois, nous nous rendons compte que le milieu des Land Cruisers est un petit monde et que pour ce monde, Toyota est une grande famille... Kurt nous a proposé 3 types de joint spi. Nous n'en connaissions que 2 en France : l'adaptable et la qualité origine... Un conseil Kurt ? Nous avons donc pris le joint spi heavy duty, avec celui-là, aucune chance que ça lâche !

Le temps est parfait, la température affiche 15°C dehors. Nous sautons dans la voiture, nous éloignons un peu de Salt Lake City et nous changeons le joint dans la foulée. Le nez sorti de derrière le pneu, nous décidons d'aller faire un petit tour sur l'île qui se trouve au milieu du Grand Lac Salé de Salt Lake City, Antelope Island. Encore une fois, les paysages sont si vastes, si étendus que nous avons l'impression que le ciel prend toute la place. Mais aussi que nous sommes vraiment tous petits ! Le lac s'étend sur des kilomètres et des kilomètres. Il est impossible d'en voir le bout. Sur ses rives, là-bas, les montagnes sont si loin qu'Alexandre est obligé de prendre un téléobjectif pour faire des photos de paysages ! 

L'espace est infini en Utah !

Nos premiers pas en Utah sont en photos dans notre album "Welcome in Utah" !

Kurt nous invite le lendemain à un déjeuner avec un copain à lui, Dave. Les voici qu'ils sortent devant nous la carte de l'Utah et nous offrent de précieux conseils sur cet état qu'ils affectionnent particulièrement. Même si les deux partent le lendemain pour participer à la course en Basse Californie, la Baja, nous voyons bien que leurs yeux se mettent à briller en évoquant leurs voyages passés. Ils ont cette folle envie de repartir, comme nous, qui les démange très sérieusement. Il faut savoir que chacun d'eux a été au moins une fois déjà à Ushuaïa... Nous y serons un jour mais d'abord, ici, en Utah, tant que nous ne sommes pas dans les parcs nationaux, il est possible de s'arrêter où l'on veut pour établir son camp, faire du feu et le réseau de pistes est impressionnant pour aller explorer où bon nous semble. En nous confiant ses cartes de l'Utah et de l'Arizona pour que surtout nous les utilisions, Dave nous explique qu'il ne nous donnera aucun bon plan sur là où il faut aller et ce qu'il faut faire ici. Nous avons réparé notre fuite, nous avons les cartes en mains, Kurt et Dave nous donnent ainsi les outils et l'élan pour partir explorer l'Utah...

Antelope Island, sur le Grand Lac Salé, est accessible grâce à une digue de 7 miles

Il faut savoir qu'à Salt Lake City se trouve le Land Cruiser Museum qui est composé de la collection privée de Land Cruisers de Greg Miller. Avec Kurt entre autres, celui-ci a terminé il y a un peu plus d'un an une expédition en Land Cruisers, traversant 7 continents dont l’Antarctique. Tout juste après avoir terminé de manger ensemble, Kurt récupère les clefs pour nous et nous embarque au paradis des Toyotas ! Non seulement sont exposés plusieurs véhicules de l'expédition, comme le VDJ78R de 2012, mais il possède surtout une quarantaine de Land Cruisers, le plus ancien étant le FJ25 de 1959. Entre ces deux modèles, des séries 4 au séries 10, tous les Land Cruisers sont représentés ! Certains des véhicules n'ont même pas 20 000 kilomètres. Sans parler de ceux, plus de 20 ans après qu'ils aient été montés, qui ont encore le plastique de protection sur les sièges... 

Les fidèles compagnons de route des membres d'Expeditions7, comme neufs...

"Petite collection" de Séries 4

Toutes les photos du Museum sont ici

La neige tombe sur Salt Lake City, nous nous mettons au chaud en travaillant à la bibliothèque... Nous sommes sur un petit nuage en pensant à ces rencontres des derniers jours et en pensant à tout ce qui nous attend de bon en Utah. Tandis qu'il est tard, que nous sommes encore les derniers à sortir de la bibliothèque, je trouve deux magazines "Toyota Trails" (magazines de Toyota Land Cruiser Association) accompagnés d'un petit mot. Passionné de Land Cruiser, Royal a beaucoup aimé le nôtre et souhaite nous rencontrer. C'est ainsi que pour la première fois, sans que la force des choses ne nous y oblige, comme un problème de transmission ou une "route de la mort", nous nous sommes laissés inviter à manger. Et la rencontre avec Royal et sa famille a été un très bon moment,  nous rendant compte que nous partageons bien plus qu'une passion commune. 

Vue de notre salon sur le lac de Provo, Utah.

C'est avec de nouveaux outils que nous avons quitté la maison de Royal. Un manuel off-road de l'Utah, un guide des randonnées du plateau du Colorado et un livre sur la géologie de l'Utah sous le bras, nous n'avions plus qu'à suivre le conseil de Kurt, de Dave et de Royal : Partez explorer ! Ce que nous nous sommes empressés de faire en allant rejoindre les pistes de terre rouge qui mènent à Moab, la Mecque des Land Cruisers, et pas que !

Partons explorer !

Nous avons un peu moins d'un mois devant nous pour aller où le cœur nous en dit en Utah. Puis nous reviendrons à Salt Lake où nous avons pris deux rendez-vous ! L'un avec Kurt et un groupe de passionnés pour aller voir le lever du soleil pour le solstice d'hiver sur le Lac de Bonneville. L'autre, c'est Royal et sa famille que nous comptons bien retrouver pour partager un nouveau bon moment ensemble. Aux alentours de Noël, nous savons que nous serons bien entourés !

À bientôt

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